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La liberté d'opinion et d'expression est considérée comme une des libertés fondamentales de l'être humain. Elle est citée à l'article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme comme suit : «Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.»

Blog sous la protection de l’article 10 du deuxième Traité de la Convention de Berne, l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, défendant le droit de tous à l’information et le droit à la liberté d’expression et d’opinion.

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 01:11
Fromion sur le Niger :
Pour Secret-défense, le député Yves Fromion (UMP, Cher) confirme et explique les propos très critiques qu'il a tenu, le 26 janvier devant la commission de la défense de l'Assemblée nationale, contre la tentative de libération des otages au Niger par une action des forces spéciales. 

"Je ne peux en aucun cas partager l’appréciation du porte-parole de l’Etat-Major des Armées qui, le lendemain de l’opération avortée de sauvetage des otages de Niamey, déclarait : « c’est une réussite, il faut dire que c’est une réussite ». Chacun peut apprécier ce qu’il en est de cette affaire qui s’est déroulée dans des conditions calamiteuses (deux hélicoptères touchés dont un immobilisé sur place, deux blessés dont un pilote, les deux otages morts, deux gendarmes nigériens également…). Il s’en est fallu de peu que tout cela ne tourne au cauchemar. Mais, comme je l’ai dit en Commission de la Défense : « nos soldats ne sont pas en cause, ils ont exécuté du mieux qu’ils ont pu l’ordre qu’ils avaient reçu ». En effet, ce n’est pas à nos soldats que s’adressaient ma mise en garde et le compte rendu des travaux de la Commission en fait foi, mais « à ceux qui ont donné l’ordre d’exécution, jusqu’au plus haut niveau ».

 

On ne saurait être plus clair. L’affaire des otages du Niger relève avant tout d’une responsabilité politique et j’ai fait mon travail de parlementaire en m’adressant à l’échelon politique.  J’avais fait de même au lendemain du drame de la vallée d’Uzbin en Afghanistan en m’élevant publiquement contre les conditions dans lesquelles on avait engagé nos soldats en opération : absence de couverture aérienne, d’appuis, de soutiens, liés à une grave insuffisance d’équipements.

On constate malheureusement que les choses se répètent au Sahel, or je ne peux accepter que l’on fourvoie nos forces armées de la sorte. Mon devoir de parlementaire est de le dénoncer et je n’ai pas l’intention d’y renoncer. En effet, dès lors que l’on a pris conscience de l’importance de la menace terroriste à laquelle la France est désormais confrontée dans l’espace sahélien – le Livre Blanc sur la Défense est on ne peut plus explicite sur le sujet – on doit adapter en conséquence notre capacité d’action ou de riposte.

On n’en est malheureusement pas là. Mauvaise appréciation ? Ruptures capacitaires ? Complexités diplomatiques ? Il y a de tout cela sans doute, mais force est de constater que les mesures décidées par la France pour sécuriser ses intérêts dans l’espace sahélien ne sont pas à la hauteur des enjeux.

Il faut donc impérativement réagir car l’affaire des deux malheureux otages de Niamey est un sérieux avertissement.

Nos forces doivent être reconfigurées en conséquence et dotées dans l’urgence des moyens indispensables ; les spécialistes savent de quoi je parle. Il est en particulier inacceptable que pour des considérations industrielles inavouables nos forces ne disposent pas des drones d’observation qui leur font cruellement défaut dans un tel théâtre d’opération.

La France doit pouvoir démontrer qu'elle est capable d'une autre alternative que de subir les prises d'otages ou de consentir à leur perte. "
Jean-Dominique Merchet

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 00:23

LEMONDE.FR | 07.02.11 | 09h01 

La Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), dans une note que s'est procurée Le Figaro, s'alarme de la centaine de combattants européens, dont quatorze Français, recrutés par Al-Qaida, qui projetteraient des frappes terroristes dans les pays occidentaux.

Se fondant sur des "éléments recueillis présentement par les services français sur les différents acteurs terroristes de la zone pakistano-afghane", considérée comme "la première pourvoyeuse de menaces susceptible de viser le territoire européen", l'un des documents confidentiels révèle que "la région continue d'attirer les volontaires au combat armé, notamment européens. Ceux-ci sont passés, en moins de trois ans, de quelques cas isolés à plus d'une centaine d'individus".

"SUSCEPTIBLES DE S'IMPLIQUER DANS DES ACTIONS TERRORISTES"

Selon la note de la DCRI, "la présence de quatorze Français a été signalée en 2010 dans cette zone". "Plusieurs de ces combattants ont désormais acquis une expérience et une légitimité qui leur permettent de rallier autour d'eux de nouveaux arrivants, prévient le contre-espionnage français. Ayant vécu en Europe et nourrissant souvent des griefs personnels à l'encontre de leurs pays d'adoption, ces Européens sont susceptibles de s'impliquer dans des actions terroristes." Actions qui, d'après ces experts, semblent quasi inéluctables.

Publié par :Le Monde.fr

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 00:20

LEMONDE.FR | 07.02.11 | 13h40

Après l"'Opération riposte" contre des sites comme Mastercard ou Paypal, pour "venger" Julian Assange, cofondateur de WikiLeaks, les membres d'Anonymous s'en sont pris, dimanche 6 février, à HBGary Federal, une entreprise de sécurité américaine.

Le site de l'entreprise a d'abord subi une attaque de déni de service, visant à saturer en requêtes les serveurs, mais il est de nouveau accessible lundi. Le compte Twitter du PDG du groupe, Aaron Barr, a aussi été piraté.

PLUSIEURS ARRESTATIONS EN EUROPE ET AUX ÉTATS-UNIS

Selon Anonymous, HBGary a transmis au FBI de nombreuses informations sur les membres présumés du réseau. Pour ce faire, HBGary aurait surveillé les adresses emails et les comptes Facebook de certains "hackivistes". L'entreprise aurait aussi utilisé de fausses identités sur les plates-formes de discussion instantanées, afin de glaner des informations.

Après une série d'attaques informatiques en décembre, en soutien à WikiLeaks qui venait de diffuser des câbles confidentiels de la diplomatie américaine, plusieurs personnes ont été arrêtées. Deux adolescents néerlandais, un Français et cinq Britanniques ont été appréhendés pour leurs liens avec Anonymous, entre fin décembre et fin janvier. Le FBI a également annoncé avoir émis plus de 40 mandats de perquisition aux Etats-Unis.

Publier par : Le Monde.fr

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 15:09

selon Le Figaro, le député UMP des Yvelines, Etienne Pinte (dont le cousin a été pris en otage pendant un mois en Centrafrique en 2009) a fait passer un mot au ministre de la Défense Alain Juppé, le 25 janvier : "Cher Alain, si mon cousin avait été à la place des otages assassinées, je ne sais pas si je t'aurais pardonné cette intervention militaire ratée.

Publié par : http://www.lefigaro.fr/mon-figaro/2011/02/03/10001-20110203ARTFIG00752-etienne-pinte-interpelle-juppe-sur-les-otages.phpAmitié."

 

Sur le blog d’Etienne Pinte on peut lire le 19.01.2011

Otages: Niger

Il y a un an à la même époque, un membre de ma famille était un otage. Il avait été enlevé au mois de novembre 2009 avec un de ses collègues, tous deux membres d'une ONG en Centre Afrique.

Ils ont été libérés après trois mois de captivité en mars 2010 grâce à l'action efficace du Président de la République, de son chef d'Etat major de l'époque, l'amiral Guillot et des services du Ministre des Affaires étrangères.

La stratégie de l'époque était silence, discrétion et négociation. J'ai donc demandé hier matin au Ministre de la Défense Alain Juppé et au Ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot Marie qui étaient auditionnés en Commission si le gouvernement avait changé de stratégie en intervenant militairement au Niger.

Il m'a été répondu que non, que l'intervention de la France n'avait pas changé et qu'elle était fonction de la situation

Publié par : http://etiennepinte.blogspirit.com/archive/2011/01/18/otages-niger.html

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 15:06

 AFP - Le décès de Vincent Delory, un des deux otages enlevés en janvier au Niger, est "à mettre sur le compte des effets thermiques dégagés par un foyer d'incendie" et non d'un "tir direct", a annoncé jeudi le parquet de Paris à la suite des expertises médico-légales.

De ces expertises médico-techniques et balistiques, "il ressort, s’agissant d'Antoine de Léocour, que celui-ci a été victime d’un tir à très courte distance, voire à bout touchant, qui est la cause directe et unique du décès", indique dans un communiqué le parquet.          

Cela tendrait à confirmer les premières constatations après l'autopsie accréditant la thèse d'une exécution par les ravisseurs.             

S’agissant de Vincent Delory, pour qui les causes de la mort restaient plus incertaines, "l’expertise a démontré que son décès n’était pas en relation avec des plaies par arme à feu mais était à mettre sur le compte des effets thermiques dégagés par un foyer d’incendie".           

M. Delory "n’a été victime d’aucun tir direct" lors de l'assaut par un commando français, ajoute le parquet, en précisant qu'"un projectile de calibre .30 retrouvé dans sa fesse ne l’a atteint qu’après ricochets".            

"La plaie occasionnée n’ayant pas été hémorragique, cette munition ne peut avoir été la cause de la mort et a atteint Vincent Delory à un moment où celui-ci était soit déjà décédé, soit à un état avancé de son agonie", assure le parquet.            

Le parquet, chargé de l'enquête préliminaire sur l'enlèvement et le décès des deux jeunes hommes, précise que "cette munition a possiblement été tirée par une arme française, sans que soit connue, à l’heure actuelle, la capacité de l’Aqmi à disposer de telles munitions".            

Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui a revendiqué l'enlèvement, avait pour sa part affirmé le 15 janvier qu'un des deux otages français avait été tué au Mali par les frappes aériennes françaises et que l'autre avait été exécuté par Aqmi.

Publié par : http://www.france24.com

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 13:55
Une tribune de Michèle Alliot-Marie :
Le ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie nous a fait parvenir cette tribune sur la défense européenne, que nous publions volontiers sur ce blog. Ce texte, qui paraît simultanément dans d'autres journaux européens, comme la Frankfurter Allgemeine Zeitung , est écrit à l'occasion du Forum sur la sécurité de Munich (ex-Wehrkunde), le grand rendez-vous international sur ces questions, auquel la ministre participe. Voici son texte :
 

"L’idée de Défense européenne exprime une vision ambitieuse de l’Union Européenne.

Celle d’une Europe puissance, capable d’assurer seule sa sécurité. Celle d’une Europe généreuse, engagée pour la paix et la stabilité en Afrique, au Moyen-Orient. Celle d’une Europe proche des citoyens, soucieuse de les protéger face aux nouvelles formes d’insécurité.

Ces menaces sont aujourd’hui globales, multiples, polymorphes. Face au terrorisme, au crime organisé, aux trafics d’armes ou de stupéfiants, ou aux catastrophes naturelles, aucun Etat ne peut prendre le risque de baisser la garde.

Sous l’effet de la crise économique et financière, les efforts de défense, notamment, y compris le nôtre, mais aussi les budgets allemand, britannique et italien, sont en recul relatif.
 

S’il est vrai que la crise économique et financière nous oblige à davantage de discipline en matière budgétaire, elle ne saurait néanmoins justifier un repli sur soi ou une indifférence aux enjeux de long terme. Aujourd’hui, le risque de déclassement stratégique de l’Europe est une réalité. Le parapluie américain n’étant ni universel ni éternel, les Européens doivent être en mesure de se doter de leurs propres capacités pour défendre la paix et la sécurité au sein et au-delà des frontières européennes. 

La France, avec ses partenaires européens, veut donc donner un nouvel élan à l’Europe de la Défense. Le sommet franco-britannique du 2 novembre a renforcé la coopération de deux acteurs majeurs de la Défense en Europe. Désormais, une véritable relance de la politique européenne de sécurité et de défense s’engagera autour de quelques axes clairs. 

Face aux menaces, la modernisation de nos capacités d’anticipation et de prospective est indispensable. Développer des satellites de reconnaissance, à travers l’agence européenne de défense, nous aidera à mieux anticiper, planifier et gérer les crises. En situation de crise, les Européens doivent pouvoir décider, théâtre par théâtre, du cadre d’opération dans lequel leurs forces sont déployées, Union Européenne, ONU ou OTAN. Mettre en place un état-major de planification et de conduite des opérations peut nous donner ce choix et nous permettre d’intervenir rapidement là où la situation l’impose.

L’Union Européenne et l’OTAN contribuent à notre sécurité. Le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN renforce cette complémentarité.  Renforcer la coopération entre les deux institutions peut nous permettre de choisir indifféremment l’une ou l’autre selon la nature des opérations.

La France, l'Allemagne et la Pologne travaillent en accord avec le Haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. Face aux enjeux de la sécurité collective, nous défendons une "Europe puissance", puissance de paix, au service des valeurs humanistes, de la liberté des Nations et de sécurité des citoyens."

 
 
 
 
 

 

de Jean-Dominique Merchet



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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 22:58

Afghanistan : L’abbé de Pommerol prié de «quitter» la Légion

L’aumônier, l’abbé Benoit Julien de Pommerol, qui avait critiqué dans un rapport la «déférence» et la «bienveillance» envers l’Islam en Afghanistan a été prié de «quitter» la Légion. (voir article du Mardi 1 février 2011)

  

Le devoir de réserve est-t-il transgressé lorsqu’il s’agit de rendre compte de ce que l’on a vu ?

  

Aujourd’hui les langues se délient et ce qui se disait dans les popotes se retrouve à présent dans les médias ; les militaires français en Afghanistan en ont gros sur le cœur et commencent à le faire savoir. On ne peut pas, longtemps, cacher de telles consignes déshonorantes et poursuivre sereinement sa mission. [...] Le problème dans cette affaire, ce n’est pas la transgression du devoir de réserve ou plus prosaïquement celui de fermer sa gueule mais bien de déterminer un seuil de résistance aux ordres : à partir de quand notre système de valeurs est-il en contradiction avec les exigences du commandement ? [...]

 
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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 21:01

Un député UMP critique sévèrement l'opération contre AQMI au Niger



Un député UMP critique sévèrement l'opération contre AQMI au Niger
Le député UMP du Cher, Yves Fromion, ne mâche pas ses mots contre l'opération des forces spéciales déclenchée pour tenter de libérer les deux Français enlevés à Niamey. Lors d'une réunion de la commission de la défense de l'Assemblée, dont il est membre, Yves Fromion a déclaré être "très réservé quant à la façon dont la récente prise d'otages français à Niamey a été traitée. Il ne s'agit naturellement pas de briser la nécessaire union nationale contre le terrorisme, mais ceux qui ont donné l'ordre d'intervention devraient en tirer les enseignements afin de mieux réagir à l'avenir. En effet, c'est à la chance que l'on doit de ne pas avoir subi des dégâts plus importants encore. Gardons-nous de reproduire à l'avenir ce genre d'expédition insuffisamment mûrie". Et de préciser : "Je n'ai pas mis en cause nos forces armées. Mon interpellation concernait ceux qui ont déclenché l'intervention".

Yves Fromion possède la caractéristique rare chez les parlementaires d'être un ancien militaire. Il a servi pendant dix-sept ans au sein de l'armée de terre (1961-1978). Saint-cyrien, il devient pilote d'hélicoptère, avant de servir pendant deux ans (1976-78) au sein du Groupement opérationnel du 1er RPIMa, une unité de forces spéciales.


Jeudi 3 Février 2011
Jean-Dominique Merchet


publié par : http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 22:27

Afghanistan : un "padre" catholique dénonce la "déférence" envers l'Islam au sein de l'armée française



Afghanistan : un "padre" catholique dénonce la "déférence" envers l'Islam au sein de l'armée française
Dans un document de plusieurs pages (qui n'est pas un compte-rendu officiel), dont nous avons eu connaissance, un aumonier catholique dénonce la "déférence" et de "bienveillance" envers l'Islam qui est exigée des militaires français servant en Afghanistan. Ce "padre", l'abbé Benoit Julien de Pommerol, a séjourné en Afghanistan (Surobi) au premier semestre 2010 avec le 2ème Regiment étranger de parachutistes.

"Il y a en Afghanistan une volonté de l'armée française de créer un état d'esprit tout à fait déférent et bienveillant face à l'islam, écrit-il dans son rapport de fin de mission. Une crainte presque servile de déplaire à l'islam. Les informations, consignes, et règles de vies qui nous sont données sont parsemées de détails visant surtout à respecter la république islamique d'Afghanistan dans ses coutumes et ses lois. Ses consignes ne seraient jamais données en France car elles choqueraient les mentalités. Mais sous prétexte que "ils sont chez eux", nous assistons à une démission de l'intelligence, une trahison de l'esprit, un bannissement effrayant de la conscience".

Plusieurs affaires pénibles ont provoquées de vrais conflits. Notamment, celle du "voile". En mars 2010, un sergent-chef féminin, A.R., a reçu l'ordre du lieutenant colonel M. de se voiler alors qu'elle se promenait nue tête, afin "de ne pas choquer les Afghans". Elle a du se couvrir avec son chèche. Le "padre" considère qu'il s'agit d'un "ordre illégal" puisque le sergent-chef a été "obligée d’observer un usage avilissant"  : "
le fait d’imposer un usage de la religion musulmane à une personne qui n’est pas de cette religion et qui le refuse porte atteinte à sa liberté.(...) Il s’agit ici d’un viol de conscience, mêlé d’une infraction grave à la laïcité".

Autre épisode "très douloureux" : celle de la présence d'Afghans aux cérémonies militaires organisées à la suite de la mort de légionnaires au combat. "Lors de l’enterrement du caporal Hutnik, de nombreux maleks et autres dignitaires locaux étaient présents à la prise d’armes. Tous sont restés assis, discutant et plaisantant durant la cérémonie. A la fin de la prise d’armes, plusieurs personnes, légionnaire et sous officiers sont venu me voir pour « me confier une mission », me disaient-ils. « Padre, si on meurt ici, on ne veut pas de ces gens à notre enterrement". Parmi les hommes qui effectuent cette démarche se trouvait le sergent Ryguiel, qui sera tué quelques semaines plus tard, dans des circonstances tragiques alors racontées sur ce blog. Or, des Afghans furent à nouveau conviés à la prise d'armes organisées pour lui rendre hommage : "En guise d’union à notre deuil, la moitié des afghans est arrivée en retard à la prise d’armes, et l’autre moitié est allé directement à l’ordinaire pour s’assoir devant les portes en attendant que ça ouvre pour le pot qui suivait la prise d’armes, afin donc de boire des bières jusqu’à plus soif et d’en emporter autant que leurs poches le leur permettaient", lit-on dans ce document, qui cite l'expression employée par les légionnaires à propos des "cireurs de babouches".

Voilà ce qu'il s'appelle ne pas mettre son drapeau (ou sa croix) dans sa poche. Le padre semble toutefois avoir eu quelques difficultés relationnelles avec la hiérarchie militaire, notamment dans ses déplacements ou l'aménagement d'un lieu de culte catholique. Le même avait déjà eu quelques problèmes lors d'un précédent séjour au Kosovo en 2003. Ce prêtre para avait fait l'objet d'un long reportage dans le Figaro magazine de juin dernier, que l'on peut lire ici
L'aumônerie catholique aux armées, qui a eu connaissance de ce texte polémique, s'est saisie de l'affaire. Certains estiment que l'abbé Julien de Pommerol est "un peu trop militaire et pas assez aumônier" et qu'il a du mal à "situer son rôle" sur le terrain.


(Photo : Sébastien Dufour/Figaro magazine)


Dimanche 16 Janvier 2011
par Jean-Dominique Merchet

publié par : http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense/


 

Pour lire le rapport complet de l'Abbé Julien de Pommerol  de 11 Pages

 

cliquez ici

 Gifs Chevalier lumineux

Un peu long à lire , mais il faut aller jusqu'au bout....!!
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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 17:26
  
Pourquoi des gendarmes nigériens se sont-ils retrouvés pris sous le feu des commandos français, lors de la tentative de libération des deux otages Antoine de Léocour et Vincent Delory, le samedi 8 janvier ? Cette question a provoqué une certaine tension entre Paris et Niamey, aujourd'hui nettement apaisée. Dans un premier temps, les militaires français ont été surpris de cette présence, soupçonnant parfois ces gendarmes de complicité avec les terroristes d'AQMI, ce que les autorités nigériennes réfutaient absolument. Au terme d'une enquête sur cet épisode dramatique - qui fait l'objet d'un long article dans Marianne du samedi 29 janvier -, nous sommes dès aujourd'hui en mesure de raconter en détail ce qui est arrivé à ces gendarmes.

Dès l'enlèvement des deux Français, le vendredi 7 janvier à 23 heures, dans un restaurant de Niamey, les forces de sécurité nigériennes se lancent à la poursuite des ravisseurs. Les premiers engagés sont des membres de la Garde nationale, une force paramilitaire du ministère de l'Intérieur. Des gendarmes, déployés dans les zones rurales, sont appelés en renfort. Un premier accrochage a lieu vers une heure du matin, à 150 kilomètres au nord de Niamey. Un officier de la Garde nationale est blessé et les ravisseurs prennent la fuite. Seul un véhicule de gendarmes se lance à leur poursuite. Il s'agit de dix hommes de la brigade de Tillabéry, mal armés (pas de mitrailleuses de 12,7 mm sur leur 4x4, contrairement à la Garde nationale) et habillés d'un mélange d'uniformes réglementaires et d'effets civils.

Ces gendarmes, très bons connaisseurs de la région, suivent les ravisseurs jusqu'en territoire malien, où ils ont un droit de poursuite en vertu d' accords entre les deux pays voisins. Dans la matinée de samedi, ils tombent alors dans une embuscade tendue par AQMI. L'action se déroule dans une zone de végétation, au milieu d'arbustes. Leur pick-up est arrêté et le chauffeur, désarmé, est abattu alors qu'il descend du véhicule. Au cours des échanges de tirs, des gendarmes, dont l'officier qui les commande, sont blessés, dont l'un à la tête. Au moins l'un d'eux perd connaissance. Trois gendarmes sont faits prisonniers, alors que six de leurs camarades parviennent à s'enfuir au milieu de la végétation, sans combattre.

Sans qu'ils soient attachés, les trois gendarmes sont alors placés dans leur véhicule bleu marine et considérés à leur tour comme des otages. Ce 4x4 se joint aux deux autres, un blanc tôlé dans lequel se trouve les deux Français, entravés, et un beige. Le convoi repart et environ cinq kilomètres plus loin fait une halte dans une zone boisée.

C'est à ce moment là, vers 11 heures, que les trois hélicoptères du Commandement des opérations spéciales (COS) surgissent, arrivant de Ouagadougou avec deux groupes d'assaut du 1er RPIMa à bord. Personne n'est alors au courant de l'embuscade dans laquelle viennent de tomber, quelques dizaines de minutes plus tôt, les gendarmes nigériens qui n'ont pas pu prévenir leur hiérarchie. Les images prises depuis l'avion de patrouille Atlantique 2, qui suit les terroristes depuis le milieu de la nuit,, ne permettent pas de comprendre dans l'immédiat ce qu'il vient de se passer. A bord des hélicos français, personne ne sait que trois gendarmes nigériens sont désormais prisonniers d'AQMI.

Les premiers coups de feu tirés contre les hélicos, qui blessent un pilote à la jambe, proviennent du 4x4 bleu de la Gendarmerie. La réplique, à la mitrailleuse, est immédiate. Il est probable que les gendarmes prisonniers aient été touchés par les tirs français - qu'on peut donc qualifier de tirs fratricides - à ce moment-là. Au terme des combats qui durent plus de 40 minutes, les militaires du COS relèvent trois morts et trois blessés (en plus des deux otages Français abattus par les terroristes) parmi les hommes présents dans les véhicules ennemis. Malgré les soins, l'un des blessés va rapidement mourir.

Certains de ces six hommes (4 morts et 2 blessés) portent des pièces d'uniformes de gendarmes, constatent alors les militaires du COS, sans comprendre. En réalité, quatre d'entre eux sont des gendarmes faits prisonniers (2 morts et 2 blessés). A l'exception de deux tués, les terroristes (sans doute sept) sont parvenus à s'enfuir à pied dans la végétation.

Quelques zones d'ombre subsistent, car les forces spéciales expliquent avoir trouvé des papiers de gendarmes sur un homme qui a ouvert le feu contre eux. Mais il n'est pas exclu que les terroristes aient pu dérober des équipements (veste de treillis militaires) à leurs prisonniers.

Les deux gendarmes blessés sont rapatriés à Niamey, où l'un est toujours en soins intensifs, avec une grave blessure au ventre.

Au lendemain de cet épisode, Paris exprime des soupçons sur le rôle exact des gendarmes : complices ou victimes ? Il faudra plusieurs jours pour que les informations soient recoupées et que les images prises par l'Atlantique 2 à huit kilomètres de distance et 4000 mètres d'altitude  (et qui, depuis lors, ont été remises à la Justice française)  puissent livrer une version à peu près claire des faits.
 
Rédigé par Jean-Dominique Merchet le Vendredi 28 Janvier 2011 à 05:01
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