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La liberté d'opinion et d'expression est considérée comme une des libertés fondamentales de l'être humain. Elle est citée à l'article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme comme suit : «Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.»

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 01:11
Fromion sur le Niger :
Pour Secret-défense, le député Yves Fromion (UMP, Cher) confirme et explique les propos très critiques qu'il a tenu, le 26 janvier devant la commission de la défense de l'Assemblée nationale, contre la tentative de libération des otages au Niger par une action des forces spéciales. 

"Je ne peux en aucun cas partager l’appréciation du porte-parole de l’Etat-Major des Armées qui, le lendemain de l’opération avortée de sauvetage des otages de Niamey, déclarait : « c’est une réussite, il faut dire que c’est une réussite ». Chacun peut apprécier ce qu’il en est de cette affaire qui s’est déroulée dans des conditions calamiteuses (deux hélicoptères touchés dont un immobilisé sur place, deux blessés dont un pilote, les deux otages morts, deux gendarmes nigériens également…). Il s’en est fallu de peu que tout cela ne tourne au cauchemar. Mais, comme je l’ai dit en Commission de la Défense : « nos soldats ne sont pas en cause, ils ont exécuté du mieux qu’ils ont pu l’ordre qu’ils avaient reçu ». En effet, ce n’est pas à nos soldats que s’adressaient ma mise en garde et le compte rendu des travaux de la Commission en fait foi, mais « à ceux qui ont donné l’ordre d’exécution, jusqu’au plus haut niveau ».

 

On ne saurait être plus clair. L’affaire des otages du Niger relève avant tout d’une responsabilité politique et j’ai fait mon travail de parlementaire en m’adressant à l’échelon politique.  J’avais fait de même au lendemain du drame de la vallée d’Uzbin en Afghanistan en m’élevant publiquement contre les conditions dans lesquelles on avait engagé nos soldats en opération : absence de couverture aérienne, d’appuis, de soutiens, liés à une grave insuffisance d’équipements.

On constate malheureusement que les choses se répètent au Sahel, or je ne peux accepter que l’on fourvoie nos forces armées de la sorte. Mon devoir de parlementaire est de le dénoncer et je n’ai pas l’intention d’y renoncer. En effet, dès lors que l’on a pris conscience de l’importance de la menace terroriste à laquelle la France est désormais confrontée dans l’espace sahélien – le Livre Blanc sur la Défense est on ne peut plus explicite sur le sujet – on doit adapter en conséquence notre capacité d’action ou de riposte.

On n’en est malheureusement pas là. Mauvaise appréciation ? Ruptures capacitaires ? Complexités diplomatiques ? Il y a de tout cela sans doute, mais force est de constater que les mesures décidées par la France pour sécuriser ses intérêts dans l’espace sahélien ne sont pas à la hauteur des enjeux.

Il faut donc impérativement réagir car l’affaire des deux malheureux otages de Niamey est un sérieux avertissement.

Nos forces doivent être reconfigurées en conséquence et dotées dans l’urgence des moyens indispensables ; les spécialistes savent de quoi je parle. Il est en particulier inacceptable que pour des considérations industrielles inavouables nos forces ne disposent pas des drones d’observation qui leur font cruellement défaut dans un tel théâtre d’opération.

La France doit pouvoir démontrer qu'elle est capable d'une autre alternative que de subir les prises d'otages ou de consentir à leur perte. "
Jean-Dominique Merchet

Publier par: http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense/

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Published by Le Chevalier François - dans Secret Defense
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